Afin de lutter contre la crise du logement dans la ville, le maire de Barcelone, Jaume Collboni, a proposé une mesure drastique, suppression de tous les appartements touristiques de la ville d’ici novembre 2028. En ne renouvelant pas les licences d'hébergement touristique, les autorités espèrent transformer ces appartements en résidences principales pour les résidents.
À cette nouvelle s’ajoute le fait que depuis 2016, la ville a fermé près de 10 000 locations touristiques illégales et près de 4 000 appartements ont été déplacés d’hébergements illégaux pour visiteurs vers des résidences de longue durée.
Cela se révèle cinq ans après la législation du gouvernement catalan du 7 novembre 2023 qui limite l'utilisation d'appartements touristiques dans les communes confrontées à une grave crise du logement.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi, les autorités n’ont pu acquérir que 93 maisons, et seulement huit d’entre elles sont devenues réalité. En plus de débarrasser Barcelone des appartements touristiques, Collboni veut garantir que 30% des nouvelles constructions seront utilisées pour des logements sociaux.
La capitale catalane a vu les prix des logements augmenter de 68 %, tandis que les salaires ont augmenté de 38 %. De plus, les loyers ont augmenté de près de 70 % au cours des 10 dernières années, tandis que le coût d'achat d'une maison a augmenté de près de 40 % au cours de la même période.
Cette décision controversée a laissé l’industrie du tourisme stupéfaite, l’Espagne étant le deuxième pays le plus visité au monde. L'Espagne est juste derrière la France selon un rapport publié par Statista en juin 2024.
Après novembre 2028, Collboni a déclaré qu'il n'y aurait plus un seul appartement touristique à Barcelone, mais que cela se heurterait à diverses oppositions et entraînerait probablement une longue bataille juridique.
Des sociétés telles qu'Airbnb et d'autres plateformes de location, qui hébergent un pourcentage élevé d'annonces de location à court terme à Barcelone, n'ont pas commenté la nouvelle.
