L'annonce de l'ancien président catalan Carles Puigdemont de son retour en Catalogne avec l'intention d'assister au débat d'investiture du socialiste Salvador Illa a tiré la sonnette d'alarme à Barcelone.
Pour le moment, tout est inconnu : quand il reviendra, que se passera-t-il, etc. Depuis le Parti Socialiste Catalan Ils restent silencieux, mais tous les scénarios sont étudiés, comme le raconte Adriana Pérez dans la vidéo.
Il y a trois scénarios possibles concernant le retour de Puigdemont
- Premier cas possible. Arrestation de Puigdemont au petit matin. Avant qu'il n'ait le temps d'arriver à la cérémonie de bienvenue que Junts lui a préparée ou à la séance plénière d'investiture.
Dans ce cas, l'ancien président s'adresserait au tribunal, où il pourrait demander un « habeas corpus », alléguant qu'il s'agissait d'une détention illégale.
Ensuite, le juge auquel il correspond doit décider s'il l'accorde et le libère ou s'il le refuse.
Dans ce dernier cas, Puigdemont devrait se présenter dans les 72 heures devant le juge Llarena : un magistrat qui devrait décider s'il doit être placé en détention préventive ou s'il doit être laissé en liberté provisoire.
- Deuxième cas possible. Puigdemont parvient à accéder à l'épreuve des Junts. Mais c'est là qu'il est détenu, soit contre sa volonté, soit parce qu'il se laisse arrêter : dans les deux cas, il pourrait à nouveau invoquer l'« habeas corpus » et le scénario précédent se répéterait.
- Troisième option, peu probable, mais pas impossible. Puigdemont se présente directement au Parlement ou parvient à y accéder après la loi Junts.
On ne pourrait pas l'arrêter une fois à l'intérieur, il faudrait attendre la fin de la séance plénière d'investiture et qu'il quitte le siège parlementaire pour pouvoir proposer une éventuelle arrestation avec un Illa déjà investi.
Ensemble, nous pourrions le changer
Ces trois situations hypothétiques se produiraient en cas d'investiture, car Junts pourrait demander dans n'importe lequel de ces scénarios que suspendre la session et ensuite ce sera au président du Parlement, Josep Rull, de déterminer si la journée d'Illa est reportée, éclipsée, c'est la seule certitude, par le retour de Puigdemont.
Les Mossos protégeront le Parlement à partir de 6h00.
Les Mossos d'Esquadra seront déployés jeudi à partir de 06h00 dans le dispositif de protection des accès au Parlement pour l'investiture de Salvador Illa.
Tout au long de ce mercredi, plusieurs ont déjà été aperçus clôtures de protection dans les environs du parc de la Ciutadella -où se trouve le Parlement-, et il est prévu qu'à sa fermeture ce soir à l'heure habituelle, vers 22h30, il ne rouvrira plus demain au grand public.
De cette façon, demain, il ne sera possible d'accéder au parc de la Ciutadella que par la porte située à côté de la Gare de France, où un cordon de police ouvrira la voie aux députés, journalistes et employés de chambre qui s'adressent au Parlement.
La Députation permanente du Parlement a convoqué demain, jeudi à dix heures du matin, la séance plénière d'investiture d'Illa, qui a Votes ERC sécurisés et les communes pour être élu président.
Comme d'habitude, le Mossos d'Esquadra Ils établiront un vaste dispositif de sécurité qui protégera l'accès au Parlement, pour garantir la sécurité de la session parlementaire, dont Junts a déjà annoncé qu'elle demanderait sa suspension si Puigdemont était arrêté à son retour en Espagne, après sept ans. en fuite devant la justice.
L'appareil qui a été conçu est similaire aux autres séances d'investiture, avec la présence d'agents de différentes unités des Mossos, dont la police anti-émeute, canine et clandestine.

