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Il salaire mensuel brut moyen Il a bondi de 7,3% en 2023, à 2.273 euros, son chiffre le plus élevé depuis le début de la série en 2006, selon le décile salarial établi par l'Institut national de la statistique (INE) à partir des données de l'Enquête sur la population active (EPA). Les femmes, les jeunes et les intérimaires concentrent des salaires plus bas.

C'est la septième année consécutive au cours de laquelle augmentation du salaire moyen après avoir chuté en 2016 pour la première fois en dix ans. L’augmentation de 7,3 % en 2023 est la plus forte depuis 2008.

Selon les données statistiques, 40 % des salariés (7,2 millions de salariés) gagnaient entre 1 534,7 et 2 548,2 euros bruts par mois en 2023, tandis que 30 % (5,4 millions de salariés) gagnaient un salaire d'au moins 2 548,2 euros par mois et les 30 % restants (un autre 5,4 millions de salariés) ont reçu un salaire inférieur à 1 534,7 euros par mois.

Parmi les 5,4 millions de salariés qui percevaient les salaires les plus bas, 1,8 million gagnaient moins de 1 000 euros par mois dans leur emploi principal.

Pour établir cette statistique, l'INE classe tous les salariés – 18 millions de personnes l'an dernier – selon le montant de leur travail. salaire mensuel reçu et les divise en 10 groupes égaux, avec 10% des travailleurs dans chaque groupe.

Résultat, le salaire médian, qui divise tous les travailleurs en deux parts égales, ceux qui ont le salaire le plus élevé et ceux qui ont le salaire le plus faible, s'élève à 1.935,5 euros brut par mois en 2023, soit 7,4 de plus que l'année précédente (132,7 euros). plus).

Ce salaire médian est presque 300 euros supérieur à celui existant dans 2018, année au cours de laquelle le salaire minimum interprofessionnel (SMI) a été actualisé, pour l'adapter aux moyennes des pays voisins. Il s'est réévalué de 54% entre 2017 et 2024 pour s'établir actuellement à 1 134 euros par mois pour quatorze versements.

Les femmes, les jeunes et les intérimaires ont les salaires les plus bas

34,9% des salariés à temps plein gagné au moins 2 548,2 euros brut mensuellement en 2023 et 20 % ont reçu moins de 1 534,7 euros. A l'inverse, 88,9 % des salariés à temps partiel gagnaient moins de 1 534,7 euros par mois et seulement 1 % gagnaient 2 548,2 euros ou plus.

Les femmes, les jeunes, les personnes ayant un niveau de formation inférieur, les travailleurs ayant moins d'ancienneté dans les entreprises et les personnes embauchées temporairement ont les salaires les plus bas, selon les données de l'INE.

Parmi les les jeunes de moins de 25 ans, Le salaire brut moyen a atteint 1 387,4 euros par mois en 2023, un chiffre qui s'élève à 2 522,2 euros par mois chez les salariés âgés de 45 à 55 ans, qui étaient ceux qui présentaient le salaire moyen le plus élevé en 2023.

Près de la moitié des les jeunes de moins de 25 ans48,4% (558 400 jeunes), gagnaient moins de 1 335,4 euros brut par mois en 2023 et trois sur dix, 30,7%, gagnaient moins de 1 000 euros.

Parmi les femmes, près de quatre sur dix percevaient un salaire inférieur à 1.534,7 euros par mois, contre un homme sur cinq. Par ailleurs, 34% des hommes gagnaient 2.548,2 euros ou plus en 2023, contre 25,7% des femmes.

Au total, le salaire moyen des femmes en 2023 s'élève à 2 063,2 euros par mois, contre 2 467,9 euros pour les hommes. Selon l'INE, parmi les raisons qui expliquent cette différence de salaire selon le sexe, il y a le fait que les femmes travaillent dans une plus grande proportion que les hommes à temps partiel, avec des contrats temporaires et dans des branches d'activité moins bien rémunérées.

Il existe également un écart salarial selon le type de contrat. Ainsi, les salariés sous contrat temporaire avaient un salaire moyen de 1 832,3 euros par mois en 2023, contre 2 363,2 euros pour les salariés permanents.

Parmi les facteurs qui expliquent cette inégalité salariale entre travailleurs temporaires et permanents figurent le niveau d'éducation plus élevé des contrats à durée indéterminée et le poids plus important des contrats temporaires dans les branches d'activité à caractère saisonnier et aux rémunérations plus faibles.

Par niveau de formation, le salaire moyen des salariés issus du premier cycle du secondaire (1 513,2 euros par mois) est nettement inférieur à celui des salariés issus du supérieur (2 802,4 euros).

Les sociétés bancaires et énergétiques sont celles qui versent les salaires les plus élevés

Les activités domestiques, telles que employeurs des soignants, ce sont les assistants qui ont payé le salaires inférieurs en 2023 avec (1 014,5 euros par mois), l'hôtellerie (1 455,9 euros) et l'agriculture, l'élevage, la sylviculture et la pêche (1 561,6 euros). Cela s'explique en partie par la proportion plus élevée d'emplois à temps partiel et d'emplois temporaires dans ces secteurs.

A l'inverse, les rémunérations les plus élevées ont eu lieu dans les activités de fourniture d'électricité et de gaz (4.067,2 euros par mois), dans les activités financières et d'assurance (3.542,9 euros en moyenne par mois) et dans l'Administration Publique (2.948,9 euros).

Pays Basque, Madrid et Navarre, avec les salaires les plus élevés

D'après cette statistique, le travailleurs du secteur public (y compris les sociétés publiques) avaient un salaire brut moyen mensuel de 3 026,1 euros par mois, contre 2 091 euros pour les salariés du privé. Ils sont respectivement 200 euros et 140 euros de plus qu'en 2022.

Cette plus grande concentration de salaires élevés dans le secteur public est due au pourcentage plus élevé d'employés ayant études supérieures, plus le type d'occupation exercée est important, plus le poids du travail à temps partiel est faible et plus l'ancienneté est élevée.

En analysant les données par région, celles qui ont présenté le salaires moyens plus élevés étaient le Pays Basque (2 624,3 euros), Madrid (2 575,5 euros) et la Navarre (2 515,7 euros), tandis que l'Estrémadure (1 915,9 euros), les îles Canaries (1 987,9 euros) et Castille-La Manche (2 025,2 euros) ont enregistré les plus bas.