il a tué un voleur dans sa maison

Il Tribunal Supérieur de Justice des Îles Baléares (TSJIB) a ordonné un nouveau procès contre Pau Rigo, accusé d'avoir abattu un voleur qui s'était introduit dans sa maison de Porreres (Majorque) en 2018.

Le Tribunal déclare la sentence d'acquittement nulle et non avenue pour violation des règles essentielles de procédure provoquant une perte de défense, par rapport au verdict et aux majorités nécessaires pour l'obtenir, comme le rapporte le TSJIB.

La Chambre Civile et Pénale du TSJIB a ainsi estimé le recours déposé par le ministère public contre la sentence qui a acquitté Rigo, accusé d'avoir tué par balle un voleur qui était entré par effraction dans sa maison en 2018.

Le Tribunal déclare la sentence d'acquittement nulle et non avenue et ordonne la répétition du procès pour violation des règles essentielles de procédure provoquant l'impuissance, par rapport au verdict et aux majorités nécessaires pour l'obtenir.

Ce sera le nouveau procès

Selon la résolution, la vue doit se tenir avec un autre jury populaire et un magistrat différent ou un magistrat président. « En examinant le procès, nous sommes convaincus, conformément à la demande du Parquet, qu'il convient d'annuler celui-ci et le procès qui s'est tenu, sans qu'il soit possible de le faire partiellement en préservant la condamnation de l'accusé pour vol, étant donné que les faits poursuivis ne sont pas séparables », soulignent les magistrats.

La Cour se réfère à la doctrine de la Cour constitutionnelle concernant la nullité d'une sentence d'acquittement prononcée par le jury et annulée par le TSJ pour manque de motivation pour le verdict. La décision du TC « est applicable au cas examiné ».

Les magistrats examinent la demande d'annulation du parquet et ne se prononcent donc pas sur l'appel du reste de la défense. Il convient de rappeler que le 7 mai, le Tribunal a tenu une audience au cours de laquelle le parquet et la représentation procédurale de deux des accusés ont demandé l'annulation de la sentence et donc la répétition du procès. En échange, La défense de Rigo a fait valoir qu'il ne devrait pas être admis au traitement l'appel et confirmer la sentence d'acquittement. La décision n'est pas définitive, un appel est possible.

Déclaration de Pau Rigo : « Je me suis défendu parce que je pensais qu'ils allaient me tuer »

Pau Rigo a rappelé lors du procès qu'« ils secouaient ma femme dans la pièce et exigeaient qu'elle leur donne ses bijoux ». Le vieil homme a été très affecté par ce qui s'est passé et a dû raconter les événements assis, car parfois ses jambes lâchaient. « Ils sont venus chercher l’argent et ce qu’ils ont trouvé dans le coffre-fort leur a semblé peu de chose. Mais je n'avais plus d'argent.

« Les choses ont très mal tourné. Quand j’ai vu comment allait ma femme et comment j’allais, dans un moment de confusion, j’ai saisi le fusil de chasse. Les événements ont été très rapides. « L’un d’eux montait l’échelle et l’autre en descendait. Je pensais qu'ils allaient quitter la maison avec l'argent, mais l'un d'eux est venu vers moi. « Je lui ai dit de partir, mais au lieu de partir, il m'a attaqué. »

Voyant comment allait ma femme et comment j'allais, dans un moment de confusion, j'ai attrapé le fusil de chasse.

Lors de la mise en scène du crime, Rigo a insisté à plusieurs reprises sur le fait que C'était un acte de légitime défense. « Je pensais que ces deux-là allaient nous tuer, parce qu’ils pensaient qu’il y avait beaucoup plus d’argent à la maison. Je n’avais rien d’autre, mais ils savaient que j’avais vendu mon entreprise et que j’aurais beaucoup plus d’argent.

Je pensais que ces deux-là allaient nous tuer, parce qu'ils pensaient qu'il y avait beaucoup plus d'argent à la maison