Un voyage dans les steppes lointaines de l’Ouzbékistan: Prévenir plutôt que guérir
Comme tous les grands voyageurs et explorateurs avant moi, j’ai décidé d’emballer mon appareil photo et mes carnets de notes et de m’aventurer dans un pays peu conventionnel: l’Ouzbékistan. Connu pour ses merveilles architecturales, ses problèmes politiques et sa cuisine savoureuse, ce pays est constamment en contradiction avec lui-même. La big question autour de cette destination exotique est : L’Ouzbékistan est-il un pays dangereux pour le touriste moyen ?
La sécurité dans les grandes villes
J’ai commencé mon périple à Tachkent, la capitale. Les rues étaient propres et surveillées. Selon les statistiques officielles, la criminalité y est assez basse et comparable à celle de n’importe quelle grande ville. Les habitants sont amicaux et généralement serviables, surtout dans les sites touristiques.
Toutefois, rien n’est jamais noir et blanc. Les pickpockets sont présents, surtout dans les zones à forte affluence, comme les marchés et les transports publics. C’est donc un point à surveiller.
De plus, malgré qu’il soit permis de photographier des monuments et des rues, il faut faire attention à certains endroits sensibles. Les autorités ou des civils peuvent réagir de manière hostile si l’on photographie un bâtiment gouvernemental ou une installation militaire. Donner un sourire et une excuse peut désamorcer la plupart des situations, j’ai appris cela en marchant dans l’avenue Ataturk.
Le cliché de l’insécurité : Les zones frontalières
L’insécurité perçue de l’Ouzbékistan réside souvent dans son image de pays frontalier avec l’Afghanistan. Cependant, la situation sur le terrain est loin de cette représentation. Les forces de sécurité ouzbèkes sont présentes en grand nombre à la frontière, rendant ces zones généralement sûres à parcourir. Cependant, il faut garder à l’esprit que l’accès à ces zones est réglementé et nécessite une autorisation spécifique. Il est donc vivement déconseillé de s’y aventurer sans les documents appropriés.
Et la police vous dira…
Si vous vous trouvez dans une situation complexe, que cela implique un pickpocket ou un permis de conduire oublié, la police ouzbèke est généralement réactive. Toutefois, il peut arriver qu’on vous demande un bakchich, une sorte de pot-de-vin. Il est recommandé de ne pas y succomber, car cette pratique est illégale et fortement condamnée.
La sécurité sanitaire et alimentaire
L’Ouzbékistan n’est pas un pays à haut risque pour les maladies tropicales ou infectieuses. Toutefois, il est conseillé d’être à jour sur les vaccinations universelles, comme la diphtérie-tétanos-poliomyélite ou l’hépatite A et B. L’eau du robinet n’est généralement pas potable, il est préférable de consommer de l’eau en bouteille.
Côté alimentation, la cuisine ouzbèke est un festival de saveurs. La plupart des restaurants touristiques respectent les normes d’hygiène. Cependant, la viande et les produits laitiers non cuits peuvent présenter certains risques, notamment de pollution bactérienne.
En conclusion…
Si l’Ouzbékistan n’est pas un pays dangereux en soi, il convient d’adopter certaines précautions. Comme tous les voyages, connaître les coutumes locales, respecter les règles et rester vigilant sont la clé pour se déplacer en toute sécurité. L’Ouzbékistan est un pays rempli de surprises et de merveilles, qui mérite d’être exploré par tous ceux qui cherchent une expérience de voyage hors des sentiers battus. Alors, prêt à parcourir la Route de la Soie, le manteau sur les épaules et le vent dans les cheveux ?
