U.S. Rolls Out Facial Recognition for Nearly All Arrivals and Departures

Le Département de la sécurité intérieure des États-Unis (DHS) a annoncé l'expansion à l'échelle nationale de son programme de reconnaissance faciale biométriquecouvrant désormais près de tous les citoyens non américains entrant ou sortant du pays. Le système – mis en œuvre par Douanes et protection des frontières des États-Unis (CBP)— vise à renforcer la sécurité aux frontières et à rationaliser les procédures de voyage, mais il suscite également un débat sur la vie privée et la protection des données.

Dans le cadre de la nouvelle politique, les voyageurs arrivant par voie aérienne, terrestre ou maritime verront leurs photos prises aux points de contrôle frontaliers. Ces images sont comparées aux bases de données gouvernementales pour vérifier l’identité et détecter les risques potentiels pour la sécurité. Les citoyens américains sont actuellement exemptés de la participation obligatoire, même si leurs images peuvent toujours être collectées « accidentellement » pendant le traitement.

Les responsables du CBP soulignent que le programme vise à réduire la fraude à l'identité, accélérer les procédures douanières et améliorer la sécurité nationalecitant cela plus que 500 imposteurs ont été détectés depuis le début des tests pilotes. L'agence affirme également que les images de citoyens américains sont rapidement supprimées, tandis que les photos de ressortissants étrangers sont conservées jusqu'à 75 ans dans le cadre des politiques de conservation des données du DHS.

Cependant, défenseurs de la vie privée et organisations de défense des droits numériques ont exprimé une inquiétude croissante. Les critiques préviennent que l’utilisation à grande échelle des données biométriques pourrait conduire à identification erronée, surveillance excessive et utilisation abusive potentielle des données. Le Fondation Frontière Electronique (EFF) et Union américaine des libertés civiles (ACLU) ont tous deux appelé à une plus grande transparence et à une surveillance plus stricte de la manière dont les informations biométriques sont collectées, stockées et partagées.

Ce déploiement s’inscrit dans une tendance mondiale plus large vers le traitement biométrique des voyages. Plus de 50 pays ont déjà adopté des systèmes similaires dans les aéroports et les contrôles aux frontières. Pourtant, l’initiative américaine se distingue par sa portée, s’appliquant non seulement aux grands hubs internationaux mais aussi aux aéroports régionaux et terminaux de croisière d’ici fin 2025.