Fin 2025, l'avionneur Embraer présentera un système révolutionnaire pour automatiser le décollage des avions commerciaux. Cette avancée promet de rapprocher l'humanité du vol autonome.
Le développement de l'aviation commerciale et militaire a progressé de manière exponentielle depuis sa création. Aujourd'hui, les avions modernes peuvent effectuer un certain nombre de tâches clés de manière automatisée. Mais aucun n'est capable d'effectuer un décollage autonome, jusqu'à présent.
La société a développé un logiciel de premier ordre nommé « Système de décollage amélioré (E2TS) », ce qui permettra aux avions E2 de mettre en œuvre des décollages automatiques. Bien entendu, les pilotes superviseront ce processus et interviendront si nécessaire.
Selon Luis Carlos Affonso, vice-président de l'ingénierie et du développement technologique d'Embraer, son entreprise a consacré trois ans de travail acharné à la mise à niveau du système de contrôle de vol existant.
Affonso affirme que la mise en œuvre du programme E2TS peut réduire les coûts par siège de l'E195-E2 jusqu'à 4 pour cent par rapport à son concurrent direct, l'Airbus A220-300.
Comment ça marche?
L'E2TS aura la capacité de « faire tourner l'avion » habilement jusqu'à sa capacité maximale tout en évitant un impact de queue.
Mais que signifie « faire tourner un avion » ? Nous l'avons tous vu dans les films et ressenti en vol. Cette manœuvre a lieu lors des décollages lorsque le pilote relève le nez de l'avion une fois la vitesse de décollage atteinte (VR).
Ce processus peut entraîner un choc de la queue contre le sol. Grâce à ce nouveau logiciel, ce problème serait éliminé. Un autre avantage est qu'il continuera à fonctionner même en cas de panne du moteur.
Les pilotes n'auront qu'à corriger la direction des pédales, mais pas dans tous les cas. Mais au-delà de cela, ils n'auront qu'à activer l'automanette et le pilote automatique pour terminer le processus.
« La seule chose qui change, c'est que les pilotes ne font pas tourner l'avion eux-mêmes », Affonso a clarifié.
Comment cela change-t-il l’industrie de l’aviation ?
Ce nouveau développement devrait accroître la sécurité et l’efficacité des décollages, surtout sur les pistes courtes.
L'automatisation de ce processus permet d'augmenter la distance de vol jusqu'à 500 nm. Cela est particulièrement positif pour les hubs tels que l'aéroport de London City (LCY), qui dispose d'une piste plus courte que ses concurrents. Les petits aéroports sont souvent confrontés au même défi.
Avantages :
- Sécurité accrue lors de la « poussée de montée » et de la « rotation », qui sont considérées comme les moments les plus dangereux d’un vol, avec l’atterrissage.
- Respectueux de l’environnement – Ce programme garantit une réduction d’au moins 2,5 pour cent de la consommation de carburant.
- Diminution des coûts de maintenance puisque la poussée de montée sera optimisée jusqu'à 10 pour cent, permettant une durée de vie plus longue du moteur.
Il convient de mentionner que les jets E2 ne sont disponibles pour le moment qu'aux Pays-Bas, au Brésil et au Canada.
