L'association Faites-vous entendre Ha dénoncé au Ministre de l'Intérieur, Fernando Grande-Marlaskadevant la Cour suprême pour la fuite de l'ancien président catalan Carles Puigdemont, estimant qu'il y avait un « manque d'action » du gouvernement et qu'il donnait la priorité à ses « intérêts politiques avant le respect de la loi ».
Plus précisément, Hazte Oír s'adresse à la chambre pénale du tribunal supérieur en soulignant la possible commission par le ministre de délits de prévarication, d'omission du devoir de poursuivre les délits par une autorité ou un fonctionnaire, de refus de se conformer aux résolutions judiciaires, de refus d'assistance à l'administration de la justice, la dissimulation et l'usurpation des pouvoirs judiciaires.
Ainsi, l'association pointe le chef de l’Intérieurresponsable de l'organisation de l'événement au cours duquel Puigdemont a prononcé un discours quelques instants avant de disparaître sous les acclamations d'une foule de partisans de l'indépendance.
« Permettre la célébration » de celui-ci « avec la présence d'une figure comme Puigdemont, accusé de crimes graves liés à l'indépendance de la Catalogne, est perçu comme un manque de fermeté dans la application de la loi« dit Hazte Oír dans l'écriture, reprise par Europa Press.
Hazte Orír dénonce que « Pugidemont aurait dû être arrêté immédiatement »
Selon eux, et de l'avis de l'association, le ministre de l'Intérieur « a la responsabilité de veiller au respect des lois en Espagne, y compris celles exécution des décisions de justice et la protection des frontières », et en ce sens « Puigdemont aurait dû être arrêté dès son entrée sur le territoire espagnol, une obligation évidente des autorités directement dépendantes de Marlaska ».
Pour toutes ces raisons, ils estiment qu' »il est particulièrement préoccupant que, le Gouvernement ayant eu connaissance du retour de Puigdemont, aucune mesure immédiate n'ait été prise pour son arrestation ».
Ainsi, ajoutent-ils, « ces connaissances préalables suggèrent une possible connivence ou au moins un consentement tacite dans autoriser l'entrée et la participation à des événements publics en Espagne sans que le mandat d'arrêt en cours ne soit exécuté ».
« Cette inaction renforce la perception selon laquelle le gouvernement donne la priorité à ses intérêts politiques plutôt qu'au respect de la loi, ce qui érode la confiance dans les institutions et dans l'impartialité de la justice », affirment-ils dans la lettre.
