Urko Gabilondo

« Nous rétablirons la sécurité des citoyens israéliens et nous gagnerons. » Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou a donné la parole à la fierté blessée d’une nation après que son personnel ait souffert Pearl Harborun choquant 11/09dont les conséquences 48 heures plus tard sont imprévisibles.

Aujourd’hui, le Premier ministre recevra le soutien du Parlement israélien, du Knesset, où le Comité de sécurité ratifiera la décision du Conseil de défense et approuvera le déclaration de l’état de guerre contre le Hamas.

C’est en cours « l’offensive, qui se poursuivra sans réserve et sans répit jusqu’à ce que les objectifs soient atteints », a déclaré le Premier ministre. États Unis, L’allié occidental traditionnel d’Israël, a annoncé une aide militaire supplémentaire, qui « est déjà en route : il s’agit d’un porte-avions, un destroyer et des munitions pour « protéger le peuple israélien ». Et d’autres aides sont annoncées « dans les prochains jours ».

Nouvelles règles du jeu

Sommes-nous au bord d’une invasion et d’une occupation de Gaza ? Depuis qu’Israël a quitté la bande de Gaza en 2005, sa stratégie défensive repose sur deux piliers : sa services de renseignement et forces armées capable de repousser les attaques périodiques lancées depuis les territoires palestiniens.

Mais l’opérationInondation d’Al Aqsa Ce samedi a changé les règles du jeu et a exposé le Mossad. Jusqu’à présent, les attaques se limitaient à des tirs de missiles, à des attaques de loups solitaires ou à des tentatives d’enlèvement.

Pour le moment, Israël évacue ses citoyens qui vivent dans les colonies les plus proches de la frontière de Gaza pour garantir leur sécurité en cas de nouvelles attaques palestiniennes et nettoyer la zone en cas d’hypothétique opération de grande envergure.

Évacuations frontalières

Il n’y a aucune intention d’évacuer les civils palestiniens de Gaza, mais Israël leur a conseillé de fuir vers le nord ou le sud de la bande car les attaques vont se poursuivre.

Au cours des 20 dernières années, les gouvernements israéliens successifs ont exclu d’envahir Gaza en raison de prix élevé en vies humaines, en plus du coût économique et sécuritaire ce qui implique le maintien d’une force d’occupation.

Même en sachant que le Hamas et le Jihad islamique reçoivent des financements de pays comme l’Iran, où la faiblesse d’un exécutif israélien en crise sur la réforme judiciaire controversée n’est pas négligée.

Le facteur Hezbollah

Envahir Gaza va exacerber Hezbollah encore plus. Depuis samedi, des milices libanaises financées par l’Iran attaquent à nouveau le nord d’Israël depuis le Liban. Leurs roquettes ont touché la zone de Chebaa à Radar, Zebdine et Roueissat el Aalam.

Quel rôle le Hezbollah jouerait-il face à une occupation formelle de la bande de Gaza ? En outre, Israël serait-il en mesure de maintenir un deuxième front de guerre?

Par mesure de précaution, le ministre israélien de la Défense, Yoav Gallanta activé le protocole d’évacuation des populations du nord du pays, à la frontière avec le Liban.

L’allié saoudien ?

Qu’arriverait-il aux otages

Et une dernière conséquence, qui tient les Israéliens en haleine. ¿Quel sort réservera-t-il aux civils et aux soldats kidnappés ? ce week-end si une invasion de Gaza éclatait ?

Aux mains du Hamas, les otages peuvent être un outil de négociation dont ils exerceront le poids.

Un puzzle diabolique dont le gouvernement israélien doit assembler les pièces.